Le nombre de porcelets sevrés et donc élevés par truie est une des clés de la réussite d’un élevage porcin. Découvrez comment améliorer la reproductions des porcs grâce à notre article. Le projet OPTIPORC et maintenant le projet ADAPTPORC, financés par l’UNION Européenne avec la CTG et l’Etat comme partenaires, s’attaquent à cette problématique en donnant des clés sur le volet sanitaire. Cet aspect est en effet particulièrement important à maîtriser pour les éleveurs.

Image porcin SCEBOG
Image porcin SCEBOG

Cependant, la réussite d’un élevage porcin est multifactorielle et il est sensible à toutes variations de l’un ou l’autre des facteurs : sanitaire mais aussi reproduction, alimentation et son coût, conception du bâtiment, formation des ouvriers…

En matière de reproduction, l’IFIP identifiait plusieurs facteurs clés indispensables pour réussir son élevage au travers de l’exploitation des données GTTT de France Hexagonale, ces résultats sont toutefois totalement valables en Guyane :

  • “Les élevages obtenant de très bonnes performances techniques […] exercent une surveillance rapprochée des animaux. Ainsi, la détection des chaleurs est réalisée dès le lendemain du sevrage dans 30% des cas […] deux ou trois jours après dans 52% des cas. Elle est confiée à du personnel spécialisé dans 90% des fermes.” Cela signifie qu’il faut se former et former son ou ses ouvriers à ses pratiques afin de ne pas “louper” une chaleur !
  • “90% des éleveurs réalisent un contrôle échographique de la gestation (62% par un prestataire extérieur, 28% par l’éleveur ou un salarié)” et ce même dans les plus petits élevages. La SCEBOG a acquis depuis un an un échographe et Caroline Bugey, notre technicienne, peut vous initier à cette pratique qui vous fera détecter les truies improductives  !
  • “En maternité, 50% de ces éleveurs surveillent assidument (week‐end exclus) le déroulement des mises bas.” Louper une mise bas, c’est potentiellement une perte de porcelets importante et donc une perte de rentabilité pour l’éleveur.

Enfin, n’oublions pas l’aspect nutritionnel des truies reproductrices ! Nos truies sont trop souvent mal nourries. (Alimentation par phases chez les truies gestantes, W. H. Close, 2015) :

  • Ainsi, en début de gestation (jour 1–28) l’objectif est d’assurer le plus grand nombre d’embryons de qualité, ainsi que de récupérer les réserves corporelles que la truie a perdues pendant la lactation et entre le sevrage et la saillie.
  • En milieu de gestation (jour 29–84) les besoins énergétiques augmentent de 2–3 MJ/jour, et ils peuvent être comblés en augmentant la ration alimentaire à raison de 0,15–0,20 kg/jour. La plupart de cette augmentation sert au maintien et à la prise de poids maternel, pour assurer que l’animal garde un bon état corporel.
  • En fin de gestation (jour 85–115), lorsque la plupart de la croissance fœtale et mammaire a lieu, il y a une augmentation significative des besoins nutritionnels de la truie, et il est habituel d’augmenter la ration alimentaire à raison de 0,5 kg/jour ou plus, en fonction de l’état corporel de la truie et des conditions environnantes. Ceci permet également d’éviter le catabolisme pendant cette période, qui pourrait avoir une influence sur la croissance fœtale et donner lieu à des porcelets de poids inférieur à la naissance et à une plus grande variation du poids de la portée à la naissance.

 

Graphique porcin SCEBOG

Conclusion :

Si la quantité d’aliments est importante, n’oublions pas la nécessaire qualité de l’aliments et sa richesse en acides aminés indispensables au bon état des truies et donc à la réussite de l’élevage.

Pour plus de renseignements, vous pouvez contacte notre conseillère Caroline BUGEY, elevage_porcin@scebog.com.

Retrouvez également notre article pour améliorer ses résultats de reproduction en bovins.

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